Le recours au coaching est-il un aveu d’échec ?

Il y a quelques mois, je reçois un appel que je n’attendais plus. Un ancien client avait donné mon numéro à un de ses proches, François, directeur d’agence dans une société d’informatique, en difficulté dans sa mission. Mon client m’avait informé de sa démarche, mais François n’avait pas appelé. 8 mois plus tard, donc, François m’appelle et me dit :

– C’est un énorme effort pour moi d’appeler un coach
– Pourquoi ?
– Parce que si je vous appelle, c’est que je n’y parviens pas tout seul
– D’accord, et ?
– Et donc c’est que je suis mauvais.

A ce moment-là, je me suis dit « quel dommage ! » Quel dommage de teinter de façon aussi négative le début d’une nouvelle relation et surtout le début d’un nouveau chemin.

coaching professionnel

Je lui demande :
– Vous connaissez Rafael Nadal ?
– Oui
– Pensez-vous qu’il ait un coach ?
– Probablement, oui
– Et pensez-vous que le président de xxx (nom d’une société du CAC 40) puisse avoir un coach ?
– Hé bien je ne sais pas, c’est possible
– Je ne sais pas non plus. Sont-ils mauvais ?
– Non, bien sûr !
– Alors pourquoi auraient-ils un coach ?
– Euh… ? Pour progresser ?
– Pourquoi pas. Quelle est la différence avec vous ?
– C’est vrai, elle n’est pas si grande en fait ! (son sourire s’entend au téléphone)

J’ai ensuite eu une discussion avec François sur son engagement sur cette voie de progrès et de travail, engagement qui démontrait qu’il avait conscience de ses axes d’amélioration, qu’il avait le courage de les exprimer, de les affronter et qu’il prenait les sujets à bras le corps pour résoudre, changer, régler, progresser.

progresser coaching

Contacter un coach n’est définitivement pas un aveu d’échec. C’est la démonstration d’une volonté de développement, le progrès et c’est parfois un pas difficile à réaliser. Ce n’est pas non plus une solution de facilité car le coaching emmène sur la voie de la connaissance (découverte ?) de soi et du travail, qui sont deux activités qui nécessitent courage et énergie. Les récompenses, en revanche, sont souvent magnifiques. Même si elles ne me sont pas adressées, elles me rendent heureux d’exercer ce métier.

Bordeaux, le 28 mai 2018

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