Être capable ?

Il y a quelques semaines, j’ai eu un entretien de précoaching avec Virginie. Cet entretien fait partie de mon processus de coaching. Il vise à ce que le client et le coach professionnel fassent connaissance, échangent sur les attentes, les besoins, les demandes et le contenu d’un coaching afin de pouvoir décider ensuite, en conscience et connaissance de démarrer un accompagnement.

Virginie, me livre assez vite : « je sais que je suis capable, mais je n’y arrive pas ». J’entends régulièrement ces mots. Et puis parfois mon client ne sait pas (encore) qu’il est capable.

S’il sait déjà, il a confiance dans sa propre capacité. Son travail va donc rapidement l’amener à une mise en mouvement pour réorganiser ses idées, lever les obstacles, avancer vers ses solutions et ses objectifs.

Mais parfois il ne sait pas qu’il est capable. En tout cas pas consciemment. Il doit probablement le savoir au fond de lui puisqu’il n’est pas allé vers une formation (« technique ») mais un coaching.

Rendre capable (ou rendre à César ?)

Je vais commencer par permettre à cette prise de conscience de se faire. De mon côté, j’ai déjà une foi inébranlable en mon client et en sa capacité à atteindre ses objectifs. C’est évidemment un appui majeur pour l’aider à l’intégrer du sien. D’autant plus qu’il est possible que d’autres autour de lui en ont déjà conscience également : son service RH qui m’a missionné, son manager qui a proposé le coaching… Autant de leviers que je vais pouvoir utiliser pour faire réfléchir mon client à la confiance qui lui est ainsi témoignée. C’est une base de réflexion pour aller chercher les situations qui ont bâti cette confiance. Les réussites du passé notamment. Par infusion, le client peut ainsi se convaincre lui-même qu’il est capable.

le coaching professionnel pour redonner le « pouvoir de »

Dans d’autre situations, il va douter longtemps de sa capacité. C’est alors avec douceur et précautions que je vais lui proposer de s’autoriser, d’essayer, dans des contextes très identifiés, présentant peu d’enjeux et de risques. Il va ainsi pouvoir éprouver la réussite. Vivre sa capacité à y parvenir seul. Il peut le faire. « Oui mais dans ce cas c’était différent/facile/pas pareil/… » Ou comment auto-minorer cette capacité qu’il vient de se révéler ! Cette phrase vient souvent à ce stade. On va donc étudier les transpositions possibles à d’autres situations qui présentent plus de difficulté, d’incertitude. On identifie très précisément les risques (réels), les dangers. Puis on travaille sur un plan d’action détaillé, un pas-à-pas qui sécurise le chemin à parcourir, au long duquel nous célèbrerons les petits succès et résoudrons les difficultés. Toutes les facettes d’une situation, agréables ou non, ont leur place en coaching. Les réussites sont valorisées et servent d’exemples. Les problèmes sont autant d’opportunités d’apprentissage. Jusqu’à l’atteinte de l’objectif, à la manière du client.

Exercer son talent

Le coaching professionnel est un accompagnement au changement. Ici, le changement demandé par le client passe par une capacité, des compétences, présentes dans la personne mais difficiles à mobiliser pour le moment. Je fais souvent le parallèle avec le « mot sur le bout de la langue » : je connais bien le mot mais je n’y ai pas accès pour l’instant. Le coach contribue à recréer la connexion.


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